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BIOGRAPHIE
Compositeur, réalisateur et guitariste, Michel Cusson est un musicien touche-à-tout, dont les pièces sont jouées et chantées dans une dizaine de langues à travers le monde, depuis le français jusqu’au chinois en passant par l’hawaïen, autant par des artistes solos d’envergure que dans le cadre de méga spectacles. Connu pour ses bandes sonores remarquables de films et de séries télévisées plusieurs fois récompensées, il cherche surtout, constamment, de nouvelles voies d’exploration et de création musicale. C’est à l’affût d’idées et d’expériences jamais tentées qu’on dépasse tout à coup les frontières…
Son projet le plus récent, Cusson-Mervil-Montcalm, a réuni les interprètes Luck Mervil et Térez Montcalm dans l’invention d’un nouvel espace musical duquel est sorti un album, Café Elektric, et une tournée du même nom (aux FrancoFolies, à l’eXcentris et à l’Anglicane). Sur l’invitation de Michel Cusson, qui les a conviés dans son studio en même temps que dans son univers, ils se sont immergés pendant deux ans dans ce laboratoire de rythmes, de flashs et d’émotions. Dès le départ, Michel a conçu ce projet comme un lieu de rencontre, où le plaisir ouvre sur le dépassement. Ajouter des voix à sa musique signifiait justement aller plus loin, avec pour résultat un rock cinématographique, énergique et recherché, cette fois plus concentré sur des sons de guitare que sur les arrangements.
Cusson-Mervil-Montcalm, dont les concerts se poursuivront en 2010, a été l’occasion rêvée pour Michel d’explorer encore une fois l’avant-scène, lui dont le travail habituel le place plus souvent à l’arrière-plan des productions musicales et cinématographiques. Ses œuvres, elles, reçoivent toute la lumière, celle de 14 Félix, 7 prix SOCAN, 6 Gémeaux, 1 Jutra et 1 Gemini Award. En 2003, l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision lui remettait l’une des récompenses les plus prestigieuses, le Prix des Immortels de la télé, pour la musique originale de la télésérie Omertà, déjà primée à trois reprises. En 2006, il s’est vu attribuer la distinction de Chevalier de la Pléiade, qui souligne les mérites des personnalités marquantes de la Francophonie.
Si Michel a prêté son talent de compositeur à une multitude de projets d’envergure, c’est d’abord comme guitariste qu’il a été remarqué pour sa contribution au célèbre groupe de jazz-fusion UZEB et à Wild Unit. Son passage à la création était cependant prévisible, pour lui qui a commencé à composer dès l’âge de quinze ans, c’est-à-dire quatre ans avant de fonder UZEB. Le succès instantané du groupe (concerts dans 20 pays et 10 albums primés) a été très tôt un remarquable accomplissement pour le jeune musicien de Drummondville, une petite ville québécoise où on trouve peu de musiciens et aucune école de jazz. Michel dit avoir presque tout appris de lui-même sur le jazz, bien qu’il ait ensuite étudié la musique à l’Université McGill de Montréal et au Berklee College of Music de Boston. En tournée avec UZEB, sa passion et son talent pour la composition sont restés constants. « Dès que je trouvais un moment, je devais écrire », se rappelle-t-il. Lorsque le groupe s’est dissout en 1991, il savait déjà qu’il composerait, et dans une perspective plus large que celle du jazz. « Depuis le début, je ne m’attache pas à une seule ramification. Je m’intéresse toujours à l’ensemble… Le jazz est une ramification, alors que la musique, c’est l’ensemble. »
Les nombreuses compositions de Michel Cusson attestent de cette passion pour tous les genres musicaux. Réalisateur sur les albums d’artistes les plus divers, il a travaillé notamment, durant les dernières années, avec Patricia Kaas (Kabaret), Diane Dufresne (Effusions), Marc Hervieux (Après nous), Bruno Pelletier (Microphonium) et Térez Montcalm, dont il a réalisé les deux derniers albums, Voodoo et Connection, qui rencontrent déjà un grand succès en France. On le connaît également pour l’écriture et l’arrangement de pièces sur les albums de Naomi Striemer (Images) et de Narada Michael Walden (The More I Love My Life, Love Is All There Is).
Très en demande pour les spectacles à grand déploiement, Michel Cusson a aussi prêté son concours à une dizaine de méga spectacles à travers le monde. Lui qui s’est toujours intéressé à la musique pour son aspect international, il a surtout cherché à incorporer son propre style aux musiques traditionnelles qu’il rencontrait, à l’écoute de l’histoire et des cultures locales. C’est dans cet état d’esprit qu’il a créé la musique de plusieurs spectacles dont le retentissement continue années après années, chaque soir, dans une performance live de ses pièces. C’est le cas de la production hawaïenne Ulalena, présentée quotidiennement depuis 10 ans, et du spectacle international Era – Intersection of Time, une prestation multimédia qui se poursuit depuis 5 ans au Shanghai Circus World. S’ajoute le somptueux Cavalia, toujours présenté partout en Amérique depuis 6 ans et dont la trame sonore, de même que celle de Ulalena, a franchi le cap des 60 000 copies. À son tour celle de AO – La Fantastique Légende, une production d’Érick Villeneuve de retour chaque été, vient d’être mise sur album.
Hautement recherché pour ses musiques de films et de téléséries, Michel Cusson a contribué aux succès québécois Aurore (Luc Dionne), Maurice Richard et Séraphin – Un Homme et son Péché (Charles Binamé), la trame sonore de ce dernier ayant été honorée d’un Jutra en 2003, pour ensuite devenir la plus vendue dans l’histoire du Québec avec 75 000 exemplaires. Il s’est aussi associé à plusieurs projets internationaux, notamment en France avec Père et fils (Michel Boujenah), et en Israël avec Metallic Blues (Danny Verete). Le travail de Michel pour la télévision attire aussi l’attention : l’exemple le plus saisissant en reste la série Omertà. Son travail est aussi très en demande pour les documentaires, notamment depuis qu’il a réalisé la trame sonore de Riopelle qui lui a valu un prix Hot-Docs. Plus récemment, il a monté la musique originale d’une série sur l’aviation créée par Radio Canada, Pour l’amour du ciel, ainsi que celle de plusieurs documentaires IMAX : Dinosaurs Alive, Fighter Pilot : Operation Red Flag, Volcanoes of the Deep Sea et Wolves, pour lequel il a misé sur les éléments traditionnels de la musique des Premières nations comme toile de fond, ce qui lui a valu deux prix au Native American Music Awards et au International Wildlife Film Festival.
Pour Michel Cusson, la musique de ses 21 films, 8 méga spectacles, 17 téléséries et 30 albums n’est que le commencement. La suite, toujours en progrès, se laissera découvrir dans des volets aussi variés que les concerts Cusson-Mervil-Montcalm, les projets de méga spectacles avec le Cirque du Soleil ou avec l’équipe d’Ulalena qui prépare Waikiki Nei, la série télévisée Les Rescapés et un nouveau film IMAX sur le surf, The Ultimate Wave Tahiti.
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